La plongée au Nitrox: une affaire de mélange!
Afin de connaitre facilement le pourcentage de chacun des gaz dans le mélange, le terme Nitrox est suivi du pourcentage d’oxygène voire parfois des 2 pourcentages en commençant toujours par l’oxygène. Ainsi un Nitrox 32 ou Nitrox 32/68 contient 32% d’oxygène et 68% d’azote.
Pourquoi le pourcentage d’oxygène, me direz-vous? Car c’est l’oxygène qui est le facteur limitant de la profondeur maximale à laquelle le plongeur peut aller.
Tous les pourcentages d’oxygène peuvent être rencontrés mais les Nitrox les plus couramment utilisés sont au nombre de 3: le Nitrox 32, le Nitrox 36 et Nitrox 40.
Pour les Nitrox composés d’un pourcentage d'oxygène supérieur à 40%, ils sont moins fréquents car dédiés à des plongeurs confirmés et nécessitent l’utilisation d’un matériel compatible "oxygène pur".
Un mélange dont le pourcentage d'oxygène est inférieur à 21% est appelé un mélange sous-oxygéné alors que celui-ci est supérieur à 21% est appelé un mélange sur-oxygéné.
Les mélanges sous-oxygénés, s'adressent plus particulièrement à des plongeurs confirmés dans le cadre de plongées très profondes.
L'air: un Nitrox sans le savoir!
Sans le savoir, vous respirez tous les jours un Nitrox composé à 21% d'oxygène et 79% d'azote: l'air.
Si vous allez à l’étranger, vous entendrez certainement parler de EAN pour Enriched Air Nitrox: l'équivalent de la dénomination Nitrox.
Les avantages et les limitations
Les avantages liés au Nitrox sont essentiellement liés à la
réduction du pourcentage d'azote résultant de l'augmentation de celui de l'oxygène:
- une saturation en azote moindre par rapport à un même profil de plongée à l'air
- une saturation en azote plus lente et une dessaturation plus rapide
- une apparition des effets de la narcose à une profondeur plus élévée
- une fatigue moins importante après la plongée (moins d'azote dissous dans l'organisme)
- une consommation moindre (de l’ordre de 10%)
- une diminution du risque d'essoufflement pour un effort donné
Comme tout revers de la médaille, le Nitrox présente des limitations lié à un pourcentage d'oxygène plus élévé.
Effets Paul Bert et Lorrain-Smith
Paul Bert et Lorrain-Smith ont respectivement mis en évidence, dans le cas de la respiration d’un mélange gazeux enrichi en oxygène, 2 symptômes liés respectivement à la profondeur et à la durée. Afin de prévenir ces effets, le plongeur doit respecter des règles de conduite:
- L'effet Paul Bert impose une profondeur maximale à ne pas dépasser
- L'effet Lorrain-Smith limite la durée d’exposition à l’oxygène
La plongée au Nitrox nécessite en conséquence une parfaite maitrise de sa stabilisation qui passe par un lestage adapté et une surveillance accrue de sa profondeur d'évolution.
Le Nitrox: pour quoi faire?
La plongée au Nitrox ne s’adresse pas aux plongeurs qui souhaitent plonger à de grandes profondeurs.
Le Nitrox peut être utilisé principalement suivant 2 optiques:
- la première optique est de tirer pleinement avantage d’une saturation moindre en azote pour bénéficier:
- d'une décompression moindre avec un nombre et une durée de paliers réduits par rapport à une plongée à l’air dans les mêmes conditions de profondeur et de durée
- ou d'une durée de plongée plus importante par rapport à un même profil de plongée à l'air mais du coup sans gain sur la décompression
- et la seconde optique est d’augmenter sa sécurité en plongeant au Nitrox tout en calculant sa décompression à l’air sans pour autant dépasser la profondeur maximale imposée par le mélange Nitrox
A vos agendas:
15 et 16 février 2008 - 7ème édition du Festival de l'Image Sous-Marine - Neuchâtel (Suisse)
03 au 08 juin 2008 - MIMA'08 Festival International de l'Image Sous-Marine - Iles Mèdes, L'Estartit (Espagne)
09 au 12 janvier 2009 - 11ème édition du Salon de la Plongée Sous-Marine - Hall 5 - Parc des Expositions - Porte de Versailles - Paris (France)